Position des partis
Dans le cadre de la campagne Ensemble pour nourrir nos territoires, l’Alliance SAT a soumis six questions aux cinq principaux partis politiques afin de connaître leur position sur ses six propositions visant à renforcer les systèmes alimentaires territoriaux.
Nous publions ici leurs réponses. Elles seront ajoutées à cette page au fur et à mesure de leur réception.
Veuillez noter que les réponses des partis n’ont fait l’objet d’aucune évaluation ou vérification quant à leur exactitude.
Ensemble pour nourrir nos territoires est une campagne non partisane qui n’appuie ni ne s’oppose à aucun parti politique ni candidat·e dans le cadre des élections.
1. L’alimentation est un besoin vital, un pilier central de la dignité humaine. Votre gouvernement adoptera-t-il une loi-cadre sur le droit à l’alimentation? Si non, quelles actions concrètes entreprendra-t-il pour assurer ce droit pour toutes les personnes vivant au Québec?
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Notre gouvernement accorde une grande importance à l’autonomie et à la sécurité alimentaires du Québec. Nous croyons que l’accès à une alimentation saine et abordable passe d’abord par des actions concrètes qui renforcent notre capacité à produire et à offrir des aliments d’ici. C’est pourquoi nous avons fait de l’autonomie alimentaire une ambition centrale de notre Politique bioalimentaire 2025-2035, qui prévoit notamment 1,05 milliard de dollars pour ses cinq premières années. Cette politique vise notamment à accroître l’autonomie alimentaire, à favoriser l’accès aux aliments partout au Québec et à soutenir les acteurs de la chaîne bioalimentaire.
Nous continuerons également de soutenir les organismes qui jouent un rôle essentiel auprès des personnes en situation d’insécurité alimentaire, notamment les Banques alimentaires du Québec et les organismes qui offrent des repas et des aliments aux jeunes et aux familles.
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Le Parti conservateur du Québec n’a pas répondu à notre questionnaire.
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Le Parti libéral du Québec n’a pas répondu à cette question.
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Le Parti québécois n’a pas répondu à notre questionnaire.
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Nous souhaitons adopter une loi-cadre pour intégrer le droit à l’alimentation à la Charte des droits et libertés du Québec. Un tel projet de loi a déjà été déposé à l’Assemblée nationale par le député solidaire de Taschereau, Étienne Grandmont, le 14 mai 2026.
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Osons Québec reconnaît que l’accès à une alimentation suffisante et saine est un enjeu fondamental de dignité, de santé et de sécurité
économique.
Nous sommes ouverts à l’étude d’une loi-cadre sur le droit à
l’alimentation, mais nous voulons qu’elle définisse clairement les
obligations de l’État, les résultats attendus et les coûts avant son
adoption.
Notre priorité est que ce droit se traduise en gains mesurables :
diminution de l’insécurité alimentaire, augmentation du revenu disponible et meilleur accès aux aliments dans toutes les régions.
2. Partout au Québec, des groupes réunissent autour d’une même table les acteur·rices du système alimentaire de leur territoire. Votre gouvernement assurera-t-il le financement des concertations intersectorielles locales et régionales en alimentation? Quelles autres mesures prendra-t-il pour soutenir le rôle des régions et des MRC dans le développement de leur autonomie et sécurité alimentaires?
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Notre gouvernement reconnaît l’importance de la concertation entre les acteurs du système alimentaire pour favoriser le dynamisme de nos régions et notre autonomie alimentaire.
La Politique bioalimentaire 2025-2035 – Nourrir nos ambitions place d’ailleurs la collaboration parmi ses deux leviers d’action et prévoit notamment de faciliter la concertation régionale, d’accroître la collaboration entre les partenaires et de soutenir le dynamisme des entreprises en région. Nous continuerons aussi de soutenir les initiatives qui émergent des milieux régionaux, notamment par nos programmes de développement territorial et sectoriel et par les mesures destinées à l’agriculture de proximité.
La nouvelle Stratégie pour l’agriculture de proximité 2025-2030 vise également à créer des conditions favorables au développement des fermes de proximité et à faciliter l’accès aux produits locaux pour les consommateurs. Les MRC et les acteurs régionaux sont des partenaires essentiels. Notre approche consiste à leur donner les moyens de développer des projets adaptés aux réalités de leur territoire, tout en contribuant à renforcer notre autonomie alimentaire.
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Le Parti conservateur du Québec n’a pas répondu à notre questionnaire.
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Le Parti libéral du Québec n’a pas répondu à cette question.
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Le Parti québécois n’a pas répondu à notre questionnaire.
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Un gouvernement solidaire financera la concertation intersectorielle locale et régionale. Selon nous, il est impératif de concerter les acteurs locaux afin de développer des politiques adaptées aux réalités des régions.
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Osons Québec veut renforcer la capacité des régions à développer leurs propres solutions alimentaires.
Notre programme comporte déjà des engagements sur la décentralisation régionale, la transformation alimentaire en région, l’accès à la terre
pour la relève et la sécurité alimentaire.
Nous sommes favorables au soutien des concertations intersectorielles lorsqu’elles réunissent réellement producteurs, municipalités, transformateurs, organismes communautaires, distributeurs et citoyens
autour de projets mesurables.
3. La viabilité de plusieurs entreprises et initiatives alimentaires locales et régionales est fragile. De quelle manière ou par quels investissements votre gouvernement compte-t-il favoriser la production, la transformation, la distribution et la consommation d’aliments locaux sur un territoire donné?
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Notre gouvernement accorde une grande importance à l’autonomie alimentaire du Québec. Des efforts massifs ont été déployés pour produire plus ici et soutenir ceux qui sont dans le besoin. Dès 2020, nous avons annoncé 157 M$ pour lancer notre stratégie pour accroître notre autonomie alimentaire. Du soutien à la ferme et en transformation pour accroître l’offre de produits locaux, mais aussi des actions concrètes pour avoir plus de produits d’ici sur les tablettes et dans nos institutions avec la Stratégie nationale d’achat d’aliments québécois (SNAAQ) pour encourager l’achat local dans nos institutions.
Nous nous sommes dotés d’une vision du champ à l’assiette qui génère des retombées dans nos régions et qui donne des résultats. Cette vision est aussi au cœur de la Politique bioalimentaire 2025-2035, qui prévoit notamment 1,05 milliard de dollars pour ses cinq premières années. Nous poursuivrons le travail pour renforcer cette autonomie et soutenir les familles et les enfants qui sont dans le besoin.
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Le Parti conservateur du Québec n’a pas répondu à notre questionnaire.
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Nous partageons l’idée que l’alimentation doit être abordée comme un enjeu qui touche à la fois la dignité des personnes, la santé des familles, la vitalité des communautés et le développement de nos régions. Trop de Québécois doivent encore composer avec l’insécurité alimentaire, alors même que nous disposons partout sur le territoire de producteurs, d’organismes et de partenaires locaux qui connaissent les besoins de leur milieu et qui développent déjà des solutions adaptées.
C’est pourquoi nous croyons que les politiques publiques doivent davantage s’appuyer sur les forces déjà présentes dans les communautés.
Notre récente annonce, le 6 septembre dernier, s’inscrit dans cette logique. Nous voulons agir de la ferme jusqu’à l’assiette en renforçant les circuits courts, les systèmes alimentaires territoriaux et la présence des aliments québécois dans nos institutions publiques. Le développement de pôles logistiques régionaux permettra également de faciliter l’entreposage, la distribution et l’accès aux marchés pour les producteurs et les initiatives locales. C'est pourquoi un gouvernement libéral propose de soutenir le développement de pôles logistiques régionaux en consacrant 20M$ sur 4 ans à des projets régionaux structurants.
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Le Parti québécois n’a pas répondu à notre questionnaire.
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La souveraineté et la sécurité alimentaire sont au cœur de nos politiques agroalimentaires. Nous souhaitons favoriser le développement de filières régionales adaptées aux réalités locales, afin de territorialiser l’ensemble des processus de production, de transformation et de consommation. De plus, nous allons investir 70 M$ pour développer les marchés internes, notamment par la création d’épiceries publiques, de marchés publics et plus globalement à travers notre politique d’achat institutionnel d’aliments locaux (cible à 75%) dans l’ensemble des institutions de l’État, notamment à travers un programme universel de lunchs gratuits dans les écoles.
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Osons Québec veut favoriser davantage de transformation alimentaire en région, raccourcir certaines chaînes d’approvisionnement et augmenter
les achats québécois par nos institutions.
Nous sommes particulièrement ouverts aux projets d’abattage, de
transformation, d’entreposage, de distribution et de logistique
régionale lorsqu’ils répondent à un besoin démontré et améliorent
l’accès au marché des producteurs.
Notre programme prévoit également Grossiste Plus, une infrastructure québécoise commune d’entreposage, de préparation de commandes et de
distribution.
Les fournisseurs conserveraient la propriété de leur inventaire et le
réseau serait rémunéré pour les services rendus. Cette infrastructure vise notamment à réduire certains coûts logistiques et à permettre aux plus petits producteurs et transformateurs d’atteindre plus efficacement le marché québécois.
Pour Osons Québec, la sécurité alimentaire ne repose donc pas
seulement sur des programmes d’aide aux consommateurs. Elle passe aussi par une chaîne québécoise de production, transformation, entreposage et distribution plus efficace.
4. En 2023, on comptait 1 personne sur 5 touchée par l’insécurité alimentaire au Québec. Des personnes travaillant à temps plein ont recours aux banques alimentaires. Votre gouvernement soutiendra-t-il un programme de financement pour déployer les initiatives de coupons nourriciers dans tous les territoires du Québec? Sinon, comment répondra-t-il aux besoins des ménages en situation d'insécurité alimentaire tout en remédiant aux causes profondes de celle-ci?
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Depuis 2021, le Programme d’aide financière au développement des infrastructures d’entreposage du réseau des BAQ a bénéficié d’un soutien gouvernemental de 26 millions de dollars. Ce sont 93 projets qui ont été déployés partout au Québec. Ils ont généré des investissements de 86,3 millions de dollars et vont permettre, lorsqu’ils seront achevés, la récupération de près de 10 000 tonnes supplémentaires de denrées alimentaires par année par le réseau des BAQ.
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Le Parti conservateur du Québec n’a pas répondu à notre questionnaire.
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Nous voulons aussi agir directement auprès des personnes en situation de vulnérabilité. C’est pourquoi nous avons annoncé du financement, à la hauteur de 5M$ par année, pour les initiatives de coupons nourriciers partout au Québec. Cette approche permet à la fois d’augmenter le pouvoir d’achat alimentaire des ménages qui en ont besoin et de soutenir les producteurs, les marchés et les circuits locaux.
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Le Parti québécois n’a pas répondu à notre questionnaire.
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Sans nier l’impact positif des programmes de coupons nourriciers, Québec solidaire compte plutôt s’attaquer à la problématique de l’insécurité alimentaire à travers des politiques universelles, qui ont l’avantage de ne pas faire subir de discrimination aux personnes qui en bénéficient.
Québec solidaire souhaite faire baisser le coût de l’alimentation en plafonnant les marges de profit des grandes chaines d’épicerie et en instaurant un projet pilote d’épiceries publiques favorisant la vente de produits locaux.
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Osons Québec ne propose pas, à ce stade, un programme provincial
universel de coupons nourriciers.
Nous reconnaissons toutefois que ces initiatives peuvent être utiles
lorsqu’elles sont ciblées vers des ménages en situation réelle
d’insécurité alimentaire et qu’elles soutiennent également les
producteurs, marchés et commerces locaux.
Nous sommes donc ouverts à maintenir ou à tester des initiatives
locales, à condition de mesurer leur coût administratif, leur
utilisation réelle et leur effet sur l’insécurité alimentaire.
Notre approche générale demeure toutefois de s’attaquer aussi aux
causes : revenu disponible, coût du logement, concurrence dans
l’alimentation, transformation régionale et efficacité de la
distribution.
Grossiste Plus s’inscrit précisément dans cette logique en cherchant à
réduire les barrières logistiques entre les producteurs québécois et
leur marché.
5. Plus d’un enfant sur quatre vit dans un ménage qui souffre d’insécurité alimentaire. Votre gouvernement maintiendra-t-il et élargira-t-il la contribution du gouvernement du Québec à un programme d’alimentation scolaire afin qu’il soit véritablement universel? Sinon, comment assurera-t-il l’accès à des aliments sains et durables pour tous les élèves?
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Notre gouvernement a posé des gestes forts pour s’attaquer au coût de la vie. Des investissements majeurs ont été faits dans le réseau des Banques alimentaires du Québec. Dans le dernier budget seulement, nous avons annoncé 40 M$ pour soutenir le réseau et la capacité d’entreposage des Banques alimentaires.
Des initiatives dans les écoles ont aussi été soutenues avec La Tablée des Chefs et le Club des petits déjeuners. Ces derniers se sont vu attribuer une aide financière de 45 M$ afin de poursuivre les programmes de petits déjeuners offerts aux élèves du réseau scolaire québécois et des communautés autochtones. Nous continuerons de le faire pour qu’il en reste plus dans les poches des Québécoises et des Québécois.
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Le Parti conservateur du Québec n’a pas répondu à notre questionnaire.
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Nous sommes également sensibles aux enjeux d’alimentation scolaire. L’accès à une alimentation saine contribue au bien-être et à la réussite des jeunes. Nous croyons important d’assurer la continuité des services existants et de travailler avec les organismes qui possèdent déjà une expertise reconnue sur le terrain afin de rejoindre davantage d’enfants là où les besoins sont les plus importants.
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Le Parti québécois n’a pas répondu à notre questionnaire.
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Québec solidaire implantera un programme universel de dîners gratuits, avec contribution volontaire des parents de 0 à 7$, dans toutes les écoles primaires et secondaires du Québec. Ce programme aura pour objectif de favoriser la souveraineté alimentaire en s’approvisionnant à 75% en aliments locaux.
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Osons Québec reconnaît que la faim nuit directement à l’apprentissage et qu’aucun enfant ne devrait passer sa journée scolaire sans pouvoir manger adéquatement.
Nous sommes favorables à maintenir et améliorer les programmes alimentaires existants et à assurer une couverture suffisante dans les écoles et territoires où les besoins sont démontrés.
Nous sommes également favorables à privilégier davantage les aliments québécois dans les achats institutionnels.
En revanche, Osons Québec ne prend pas actuellement l’engagement de créer un programme universel de repas gratuits dans toutes les écoles sans en connaître le coût complet, les infrastructures nécessaires et l’effet comparé à des interventions mieux ciblées.
Notre programme prévoit déjà d’autres mesures visant à réduire directement les coûts supportés par les familles, notamment les fournitures scolaires de base gratuites.
6. Le territoire agricole représente 2% du territoire du Québec. En plus de la raréfaction des terres agricoles disponibles pour cultiver, le prix des terres est en moyenne 10 fois plus élevé qu’il y a 25 ans. Comment votre gouvernement assurera-t-il la protection et la durabilité des terres agricoles pour assurer leur accès à la relève agricole?
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Notre autonomie alimentaire dépend directement de la protection et de l’accès aux terres agricoles, qui constituent le principal actif de nos entreprises agricoles. C’est pourquoi notre gouvernement a fait la plus importante réforme de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles pour contrer la spéculation foncière et protéger notre capacité à nourrir le Québec. Cette réforme vise notamment à mieux protéger et à mettre en valeur les terres agricoles, à freiner la spéculation foncière et à soutenir le développement durable des territoires.
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Le Parti conservateur du Québec n’a pas répondu à notre questionnaire.
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Enfin, assurer notre sécurité alimentaire à long terme implique également de préserver notre capacité de produire et de faciliter l’établissement de la prochaine génération. C’est pourquoi la relève agricole, le transfert des fermes et l’accès à des outils de financement mieux adaptés occupent une place importante dans notre vision.
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Le Parti québécois n’a pas répondu à notre questionnaire.
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Nous souhaitons protéger et valoriser le territoire agricole dans un esprit de souveraineté alimentaire. Présentement, les Québécois ne mangent que 35% d’aliments produits localement. Il est nécessaire de protéger les terres agricoles de la spéculation et de favoriser leur accès pour la relève. Nous souhaitons amender la loi 86 afin d’interdire l’achat de terres agricoles par des fonds spéculatifs privés. Nous souhaitons aussi créer un projet pilote permettant d’offrir des prêts à taux fixe sur 40 ans aux producteurs de la relève.
Il est également important d’assurer la qualité des sols agricoles, des cours d’eau et, plus généralement, de l’environnement. Pour ce faire, nous allons investir 70 M$ par année afin de favoriser la transition vers des pratiques agricoles durables. Nous croyons que l’instauration de pratiques agroenvironnementales doit faire l’objet d’un projet de société. Elle ne doit pas être appréhendée seulement à l’aune des choix individuels. Les producteurs doivent bénéficier d’aides conséquentes afin d’effectuer la transition vers des pratiques environnementales qui bénéficieront à tout le monde.
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Notre programme prévoit explicitement l’accès à la terre pour la relève agricole, le transfert des fermes à la relève, le refinancement productif agricole et davantage de capital patient pour faciliter les transferts d’entreprises agricoles.
La protection du territoire agricole doit toutefois être accompagnée de conditions permettant aux producteurs de vivre de leur travail : accès aux marchés, transformation régionale, infrastructure, financement productif et réduction des obstacles administratifs inutiles.